vendredi 6 novembre 2009

Accomodement raisonnable - Reasonnable accomodation

Je sais, vous me direz « à Rome, on fait comme les Romains », d’accord.
Ceci étant dit, il ne faudrait pas oublier que la diversité permet souvent de faire avancer les choses et même les faire évoluer. Confucius a d’ailleurs dit : « l’homme raisonnable s’adapte à son environnement ; l’homme déraisonnable adapte son environnement à ses vues et ses perceptions ; les changements peuvent donc venir de la déraison. »

Ce que je vais vous raconter n’est pas de la fiction. J’aurais de loin préféré.

C’était un peu avant Noël, il y a longtemps. Je devais aller prendre un café avec des amis dans le Vieux Québec. Chose tout à fait banale en soi. Nous avions des amis à la maison ce soir là et j’avais repoussé ma sortie jusqu’à un certain point. Ne pas vexer ceux avec qui j’étais et ne pas insulter ceux qui m’attendaient.
Il était 23H30 quand j’ai enfin pu quitter.
Ce que j’ignorais c’est que le café où nous avions rendez-vous fermait à 23H00. Je me suis donc cogné le nez sur une porte fermée. Et mes amis qui étaient repartis.
Le Vieux Québec est resté très français dans son architecture. Les façades des immeubles donnent directement sur le trottoir et certains d’entre eux avaient été construits avec des cours intérieures accessibles par une porte cochère.
Je marchais sur le trottoir quand on m’a agrippé et attiré de force dans un de ces renfoncements.
Je me suis retrouvé face à trois jeunes gaillards armés de morceaux de bois appelés des "2X4" soit deux pouces par quatre.
La menace était réelle et paralysante.
J’ai très vite saisi ce qui était en train de se passer et immédiatement, peut-être par déformation professionnelle et par habitude d’imaginer et d’envisager chaque fois le pire dans mes écrits, mon premier but a été d’attendre de voir s’ils avaient des armes létales.
Au début, ils se sont un peu moqués de moi, trop fiers de voir que je ne bougeais pas, et m’ont demandé mon argent et mes cartes.
Je n’avais pas de carte de crédit et ne sortais jamais avec du liquide.
- Pas de cash, pas de carte de crédit, t’as sûrement une carte de débit. » a dit le plus solide des trois, le chef.
J’ai sorti ma carte et la lui ai tendue. Il m’a demandé mon NIP. J’ai obtempéré sans hésiter en ayant toutefois le réflexe de dicter un faux code. J’ai sorti quelque chose de tout à fait inventé sans aucune hésitation, ce qui leur a sûrement fait penser que c’était vrai. Le grand mec a sorti un stylo et a même pris le temps de l’écrire sur sa main.
C’est à ce moment que j’ai compris à qui j’avais à faire et je me suis aussitôt rué sur eux en hurlant comme un forcené et en les frappant. Je donnais du pied, du genoux, des mains et des poings et je faisais souvent mouche quand l’un d’entre eux, celui qui était resté devant la porte cochère pour me bloquer toute retraite, a resurgit et m’a asséné un violent coup de gourdin. Par chance (je ne crois pas aux miracles), il a raté ma tête, mais je me suis quand même retrouvé à genoux, étourdi.
J’ai réussi à me redresser pour les voir s’enfuir en courant.
Ce qui s’est passé après, je ne pourrais pas l’expliquer ni même dire d’où m’est venue cette idée, cette hargne et ne le conseille sûrement pas, mais j’ai aussitôt démarré en trombe et, dans la porte cochère, me suis précipité sur le dernier des fuyards. Comme dans un film, nous nous sommes retrouvés au beau milieu de la rue. Lui sur le bitume et moi par-dessus qui frappait à coups redoublés.
Il a réussi à se retourner et me faire face et c’est pour ça que je peux jurer, hors de tout doute, lui avoir fait les yeux au beurre noir. Malheureusement pour moi, encore une fois, un autre est venu à la rescousse et m’a assommé d’un coup plus direct et mieux calculé en plein milieu du dos. On dit souvent qu'il n'est d'honneur parmi les vilains. Je peux témoigner du contraire.
Le souffle coupé, j’ai lâché prise et ils ont réussi à se sauver tous les trois en criant aux gens attirés par mes propres cris que j’étais un fou dangereux.
Juste à côté de moi, un jeune couple est sorti d'une maison. Ils avaient entendu mes hurlements dès le début, dans la cour intérieure, et avaient appelé la police.
Le jeune homme s’est empressé de venir vers moi. Je m’en souviendrai toujours. Lui portait des charentaises et elle, des chaussons tricotés. Il m’a gentiment demandé s’il pouvait faire quelque chose. Je tremblais surtout d’excitation d’avoir repoussé mes agresseurs et de m’en être tiré avec plus de peur que de mal et lui ai demandé un verre d’eau.
La police est finalement arrivée après ce qui m’a parut une éternité.
Les deux agents m’ont alors réprimandé pour mon imprudence.
À cette heure là, le quartier avait mauvaise réputation.
De surcroît, une rue plus haut était le lieudit de la prostitution mâle de la ville avec tout ce que ça attire de mauvaises gens.
Or, même si j’étais gay et que toute cette sordide histoire n’avait absolument rien à voir avec l’orientation sexuelle, je crois qu’ils ont considéré ça comme un banal gay bashing et n’y ont accordé plus d’importance qu’une note dans leur rapport quotidien.
De retour chez moi, ne voulant pas ameuter toute ma famille, j’ai téléphoné à une grande amie pour lui raconter ma mésaventure. Je ne tenais pas en place et étais hyper excité quand elle m’a convaincu d’aller à l’hôpital au moins pour quelques radiographies et un examen sommaire, histoire d’être rassuré.
J’y ai finalement passé la nuit.
Heureusement, je n’avais pour blessures que d’énormes hématomes au haut et au bas du dos.
Puis, dès que j’ai eu une minute, je me suis précipité à mon institution bancaire pour rapporter le vol de ma carte et la faire remplacer. On m’a aussitôt confirmé qu’on avait essayé de s’en servir à deux pâtés de maison d’où j’ai été attaqué (au même moment où j’étais avec les policiers) et qu’elle avait été avalée après trois tentatives infructueuses avec le faux NIP.
Le soir même, dans le quotidien de la ville, chronique des faits divers, j’ai pu lire les grandes lignes de ce dont je venais d’être victime et, également, qu’un autre homme avait été attaqué par trois jeunes gars, mais lui, dans sa voiture et à l’arme blanche.
J’ai tout de suite su que ces voyous allaient avoir des raisons de m’en vouloir et j’ai dès lors vécu sur les dents, toujours à l’affût, inquiet.
Voyez-vous, à cette époque –ils ont arrêté de le faire pendant plusieurs années- l’institution bancaire inscrivait en relief les nom et prénom sur les cartes de guichet.
Ce qui aurait été sans aucune conséquence si j’avais porté un nom courant, mais même à ce jour, je suis le seul en Amérique du Nord à porter le mien.
Par conséquent, plusieurs semaines durant après cette nuit là, j’ai été victime de harcèlement et de coups pendables bien qu’inoffensifs. Du genre qu’on venait cogner à ma porte en pleine nuit. On me téléphonait à tout moment pour raccrocher sans avoir dit un mot. Ou, pire, juste me faire entendre une respiration. J’ai eu des mots dans ma boîte aux lettres, des trucs déposés entre les deux portes de mon appartement du rez-de-chaussée.
Et puis, comme je l’avais pressenti, tout ça s’est calmé pour s’arrêter complètement.

Ce qui ramène cette mésaventure à mon esprit aujourd’hui, c’est le simple fait que je doive désormais me servir de ma toute nouvelle carte de guichet à puce sur laquelle, eh oui, sont de nouveau inscrits en relief mes nom et prénom.
J’ai téléphoné à ma succursale bancaire pour leur en parler et leur raconter ce mauvais souvenir.

Voyez-vous, je ne suis pas du genre à faire tout un foin avec des détails du quotidien, mais je crois que l’uniformité a ses failles et ses lacunes. Si on s’appelait tous pareil, ça serait parfait. Malheureusement, quand on décide d’ouvrir la porte à l’immigration, on doit ajuster certaines façons de faire jusqu’à un certain point. Je ne parle pas de changer des réalités fondamentales. Non. Quand on émigre, on doit être conscient qu’on va devoir négocier avec des immuables décidés par la majorité.
C’est ce qu’on appelle la démocratie.

Cependant, je crois que ce cas-ci pourrait être considéré comme un Accommodement raisonnable dans la mesure où il peut apporter un changement à la mode Confucius.


Rue typique du Vieux-Québec / Typical Old Quebec street

Yeah, I know, you’re going to say “in Rome, do as the Romans do” and I’d agree. This being said, we shall not forget that diversity often makes us go forth and can very well bring evolution, even advancement.
Confucius said “the reasonable man adapts to his environment; the unreasonable man adapts his environment to his views and perceptions; change then comes from unreason.”

What I am about to tell you is not fiction. I would have preferred though.

It was a little before Christmas, a few years back. I was to meet with friends for a coffee in the Latin Quarters of Québec City. Something quite trivial in itself. But we had family over, so I didn’t want to leave to early to offend them nor too late to miss my rendez-vous.
I left around 11H30PM which was both late and early enough.
What I didn’t know was that the coffee shop we were meeting at closed at 11H00PM on the dot. My friends were nowhere to be seen when I got there.
Old Québec’s architecture remained very French after and the building’s façades went right on the sidewalks. Some were even built in a square around a courtyard accessible through a doorway formerly carriage entrance.
I was walking back to my car when someone grabbed my coat and pulled me into such a doorway.
I found myself facing three young strong guys of which two were armed with wooden “two by fours”.
The threat was real and mind numbing.
I very soon understood what was happening, maybe partly because I am so used to imagine such situations (even worse) in my writings, and my priority immediately became to stay calm and wait to see if they had more lethal weapons.
At first, they bragged about my being an easy target and then mocked me for being scared stiff. The strongest of the three asked me for my cash and credit cards. I had none. I even took my wallet out to show them. Then he asked for my ATM card.
- No cash, no credit card, you must have an ATM card” he said.
I took it out and handed it. He walked towards me asking one of his guys to watch closely.
- If he makes a move…”
He took out a pen and asked me for my PIN. Seeing how he was about to write it on his wrist, I knew then and there who I was dealing with: opportunists who only wished to take advantage of some unlucky lonely bystander.
I quickly blabbed something that could pass for a PIN and as he was scribbling, without anymore scrutiny, I jumped on the two closer to me screaming like a madman and throwing punches. I was hitting from my fists, my hands, my feet, my knees. Hitting anything in sight even with no aim at all. I knew I hit many bull’s eyes until the third bastard, the one that stayed blocking any exit through the carriage door, came from behind and dealt me a huge blow. Luckily (I don’t believe in miracles) I was gesticulating so much he missed my head but I fell on my knees anyway.
I got back up just in time to see them make a fun for it.
What happened then, I can’t explain nor can I tell you where the idea, the rage and the anger came from but I ran after them and still in the doorway, I jumped on the last one’s back and we both fell lying in the middle of the street. I kept hitting and hitting as hard and often as I could. He rolled on his back now facing me and I know, for sure, I gave him black eyes because I tell you I have never before nor ever again hit anyone so hard and so furiously.
I was hitting to hurt, to injure.
Unfortunately, another buddy came back for me. Again. They say there is no honor among crooks? I can vouch for the opposite. He hit me so hard on my back that I rolled over on my side out of breath and helplessly watched them flee yelling and shouting that I was a crazy bastard and I just attacked them.
I then realized the ruckus attracted a few people, none of which ever came to the rescue.
Close to me was a couple, a guy and a girl, in their twenties who told me they’ve already called the police. I’ll never forget them. They were so cute, even more stunned then I. He was wearing classic slippers and she knitted ones. He asked me if I needed anything.
Just a glass of water. He sent his girlfriend and kept me company. I was actually so relieved. I was so happy to have pushed my attackers away and to get out of that just with my pride bruised.
When the police finally got there, they just gave me hell for my carelessness. They said that the area had a reputation come this time of the night.
Plus, just one street north was the site for male prostitution.
Even though I was gay, even if all this had absolutely nothing to do with sexual orientation, they evidently considered an “ordinary” gay bashing and gave it no more thought then a simple mention in their daily report.
Back to my place, not wanting to stir up everybody, I called my then only trustworthy friend to tell her about my episode. She immediately convinced me to go to the hospital at least for radios and a quick exam, afraid of the blows I received.
I finally went to the emergency ward and spent the night there.
The radios showed no permanent damage. Just huge bruises on my back, all dark bluish.
One on my upper back, from the first hard blow.
One in the middle, the one that stunned me at the end.
As soon as I got back to work, a bit late, I went straight to the bank to replace my card. They told me it was actually used in the ATM just two blocks from where I was attacked and at about the very same time I was dealing with the police. The crooks tried to enter the PIN I gave them three times after which the machine just gobbled the card.
That very evening, I thought of buying the local newspaper.
They mentioned my ordeal.
I even learned that just minutes after me, they assaulted another fellow this time in his car with a knife.
“These two attacks were mere isolated incidents” said the reporter evidently to avoid a panic in the general public.
But I knew better.
I was so worried that the bastards would be mad at me for the bogus PIN I gave them. See, in all of North America, I am the only one to wear my name. Actually, I even done some research on the Internet. And guess what? Even in France, my motherland, I’ve found only two other guys with the exact same name.
In those days, on ATM cards, as they did with credit cards, the name was embossed.
Which would have been of no real consequences otherwise.
The crooks knew my name and they had a very good reason to be angry.
Well, from then on and for weeks, I’ve been harassed. Hung up phone calls and knocks on my door in the middle of the night.
Heavy breathing messages left on my answering machine.
Written ones stuck on my door.
“We know where you live” and such.
All that did worry me but not too much. I knew if they really wanted to get to me, I couldn’t hide. So I didn’t give it much more thought. And as I thought, it all stopped eventually.
Nevertheless, be sure I was quick to report the problem to my bank and begged them not to personalize their ATM cards anymore.
Which they did. For years.
Until last Wednesday.
The brand new cards they issued are again embossed with the name.

It’s not that I want to make a fuss of such petty things, but I think that uniformity has its faults and flaws. And if we were all “John Does”, it would all be fine. Unfortunately, when you open your doors to immigration, you really have to adjust your ways to a certain extend. I’m not talking about changing fundamental realities. When you migrate, you know you are bound to deal with the immutable that comes with majority.
This is called democracy.

However, in this case, I think it just could be considered a Reasonable accommodation that, incidentally, might be just unreasonable enough to bring changes the Confucius way.

mercredi 4 novembre 2009

Meilleurs ennemis - Best enemies

Jean Charest, Premier Ministre du Québec et
Pauline Marois, chef de l'opposition officielle
Jean Charest, Prime Minister of Québec and
Pauline Marois, chief of the official opposition


Bravo madame Marois ! au moins on sait qu'on peut compter sur vous en cas de coups durs !

Quelle superbe initiative qui va plus que sûrement sauver des vies !

Une motion de blâme au gouvernement pour sa gestion de la "crise" du H1N1 !

Ça devrait régler en effet tous nos problèmes !

Merci de votre grande efficacité Madame Marois !



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Bravo Madame Marois ! At least we know we can count on you in case of a catastrophe !

What a superb initiative that is for sure going to save lives !

A reprimand to the provincial government for its handling of the H1N1 "crisis" !

That should really solve all our problems !

Thank you so much for your grand efficiency Madame Marois !

Message aux Anciens - A message to the Elders

Tout ce chemin parcouru en 20 ans !

Ça devrait être un message clair aux générations qui précèdent.

On devrait vous laisser commémorer vos vieilles guerres et vos anciennes blessures pour que nous ne puissions oublier les atrocités de vos époques...

...et nous, nous fêterons nos anniversaires heureux comme la Chute "de votre" Mur de Berlin, la Réunification des deux Allemagne et l'élection de Barack Obama à la Présidence des États-Unis d'Amérique.

Jusqu'au jour où il ne sera plus utile de "souligner" l'obscurantisme d'antan sans toutefois en effacer les atrocités.

Faites confiance aux plus jeunes et aux femmes de ce monde !


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What a Journey it has been these pas 20 years !

This should be a clear message to the older generations.

We should let you commemorate your old wars and your ancient wounds just so we never forget how cruel and atrocious your ways could be...

...and celebrate our very own and more personnal achievements like the Fall of "your" Berlin Wall, the reunification of the two Germanys and the historic election of Barack Obama at the Presidency of the United States of America !

Until the day comes when there is no need to "emphasize" the obscurantism of yesteryear without however erasing the scars.

Put more trust in the Youth and in the Women of this world !


mardi 3 novembre 2009

De mieux en mieux - Even better yet

Dernière heure !

Après leur avoir concédé le droit de fumer la cigarette (ouais, bien sûr, juste ça) à l'intérieur des prisons, ce qui, dans un sens, est quand même plus souhaitable que d'avoir des centaines de personnes irritables en manque de nicotine enfermées ensemble toute la journée, eh bien il paraît qu'on vient de vacciner contre le virus H1N1 des détenus du système carcéral québécois.
Veut-on ajouter l'insulte à l'injure en laissant les femmes enceintes, les enfants et les malades chroniques faire la queue des heures durant sous des températures peu clémentes de l'hiver qui point à l'horizon ?

Attendez, il y a bien pire encore !

On a vacciné des détenus, oui, mais pas les gardiens ni les employés de soutien qui, eux, devront aller faire la file d'attente avec leurs proches !

Décidément, mais de plus en plus, les dirigeants veulent nous prouver qu'ils ne valent pas mieux que le plus bête des imbéciles malgré tous leurs diplômes et cet élite dont ils veulent bien se vanter de faire partie !


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Last out of the Press !

After allowing them the right to smoke cigarettes (yeah right, just that) inside the prison walls, which is, come to think of it, much better then to let hundreds of angry deprived of nicotine people locked up for entire days, well, it appears that they just vaccinated against the H1N1 virus some of the inmate population of the Québec's prison system !
Do they want to add insult to injury by letting pregnant women, children and chronicly ill wait in line under bad weather, rain and the worse still coming to us soon ?

Wait, there's even more disturbing !

They vaccinated some inmates indeed but the prison guards and other employees will have to wait in line with the rest of us !

It really seems like this will have at least shown us that our pseudo leaders are not worth more then the most stupid and dumb of all in spite of all their diplomas and this so called elite they're supposed to be part of !

lundi 2 novembre 2009

Au bord des émeutes ? - At the edge of riots ?





Je regardais les infos cet après midi et j'ai vu une dame interviewée au hasard des files d'attentes causées par la panique médiatique du H1N1.

D'abord, que des gens décident de faire la queue toute une nuit durant AVEC LEURS ENFANTS (avec des températures déjà sous Zéro) dans l'espoir d'être les premiers à avoir droit aux doses comptées et limitées de ce fameux vaccin est déjà, en soi, d'un ridicule dangereux et inconscient.

Mais ce que j'ai entendu tout à l'heure l'est encore plus et me fait peur outre mesure.

Partout, on a décidé de débuter les vaccinations par les gens considérés "plus à risque" soit les femmes enceintes (qui demandent une version sans adjuvant), les enfants (sauf ceux de moins de 6 mois qui ne peuvent pas être vaccinés) et les gens immuno-déficients ou immuno-supprimés (les malades chroniques).

Cet après midi, on a demandé à une femme depuis combien de temps elle faisait ainsi la queue pour sa dose et ce qu'elle a répondu tout de go au journaliste, sans même réfléchir ni penser au poids de ses mots, m'a carrément fait froid dans le dos...

- Je ne suis pas malade mais je fais la queue pareil moi monsieur parce qu'il est hors de question que je laisse une personne malade prendre MA dose de vaccin et il est hors de question que j'attende encore 2 semaines pour être piquée et de risquer de tomber malade avant d'être vaccinée !"

Voyez-vous ce qui est en train de se tramer ?

N'aurait-il pas été préférable que les gens ciblés en premier eurent été vaccinés par leurs médecins traitants, médecins de famille, en clinique privée ou CLSC de leur quartier au lieu d'être ainsi livrés en pâture à la hargne et la frustration grandissantes de la masse populaire qui, l'histoire nous le prouve et nous le répète, a commis de bien pires exactions que quelques paroles acides et acerbes envoyées en l'air par une mère grand dans une file d'attente ?

Je suis peut-être (sûrement) un peu trop défaitiste dans tout ça (et aussi trop craintif), mais je crois sincèrement que les gouvernements ont, dans leur façon de faire et d'organiser toute cette pagaïe mondiale, encore une fois prouvé qu'ils se foutent de nous et se payent nos têtes sans honte et sans vergogne !

Et que, comme ça l'est pour les élire et leur donner leurs pouvoirs, on s'est de nouveau contentés de nous parquer comme du bétail, à la queue leu leu, dans des allées jalonnées et surveillées par des gens affublés de dossards orange fluo, nos papiers d'identité parés à être scrutés et enregistrés.

Ça rappelle pas quelques faits d'histoire ?

Certes, nos élus se sont fait vacciner publiquement et à grands renforts de médias, histoire de montrer le bon exemple... mais eux, ont-ils fait la queue dehors toute une nuit ?

En bref, je vous promets qu'une fois toute cette commotion passée, normalement juste avant Noël puisqu'on s'est promis d'avoir vacciné tout le monde avant les Fêtes de fin d'année, on va jeter un regard en arrière et on va lire dans les Unes de tous les quotidiens : "on a encore fait ça tout de travers" !


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I was watching the news this afternoon and I saw a woman interviewed at random as she was waiting in line to get her H1N1 flu vaccine.
Fist, that some people decided to start waiting in line the night before (with temperatures already subzero) WITH THEIR KIDS just so they’d be the first to get this limited and counted vaccine is, in itself, so ridiculous, dangerous and irresponsible.
But what I heard earlier this afternoon is even more so and unduly scary.
Everywhere, they (being the governments) decided to start the vaccination process with people more “at risk” being pregnant women, young children (older then 6 months) and people who are sick and immunodeficient (chronically ill).
This afternoon, a journalist asked a woman for how long she had been waiting in line for her dose of this so precious vaccine and what she replied made me utterly shiver…

- I am not sick in any way but I am waiting in line anyway, mister, because it is out of the question that I let some sick person get MY dose of the vaccine and it is out of the question that I should wait 2 more weeks to get a flu shot and therefore risk being sick before I get vaccinated!”

Do you not see what is menacing?

Wouldn’t it have been preferable that these “at risk” people, who necessarily have physicians and family doctors, be vaccinated in their public of private clinics or offices instead of being thrown to the lions and their growing anger and frustration which, history tells us, can lead to much worse exactions then just a few mean words thrown in the air in a waiting line?

I may be (surely) a tad alarmist in all this (even too fearful), but I sincerely think that governments have, in their handling and organisation of this global mess (that they totally instigated), once again proved they absolutely don’t care about us and even razzed us without any shame whatsoever.
And, just as it is come election time and give them their powers, we’ve been once again parked like cattle in single files, and in alleys staked and monitored by people wearing bright fluorescent orange bibs, our identity papers ready to be inspected and scrutinized.

Ring a bell to anyone?

Of course, our elected representatives get publicly vaccinated surrounded with some constituents and journalists as a good example… but did they have to wait outside all night?

Just to sum it up, I promise you that once all this commotion will be a thing of the past, supposedly right after Christmas (because they swore everybody that was to be vaccinated would be right before the Year End celebrations), they will have a look back and we will read in every Newspaper “Once again, we went all wrong about all this”!

Quelle Voix - What a Voice






À mon avis, l'Amérique du Nord a deux grandes voix.

Barbra Streisand et Ginette Reno.

Hier soir, dimanche le 1er novembre 2009, le Québec, via son gala annuel de l'Adisq, a enfin honoré sa plus belle Grand-mère à sa juste valeur.

Madame Ginette Reno.

Longue vie encore à vous, superbe talent.



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For me, North America has two great voices.

Barbra Streisand and Ginette Reno.

Last night, Sunday the First of November 2009, Quebec, through its ADISQ annual gala, has finally justly honoured its most beautiful Grand-Mother.

Ms Ginette Reno.

Long life to you, superb talent.

jeudi 29 octobre 2009

?? Déjà vu ??


Avant toute chose, je tiens à offrir mes plus sincères condoléances à tous ceux qui ont connu, de près ou de loin, une personne ayant succombé à une grippe, quelle qu'elle fut !
*
Ceci dit, j'ai une bizarre impression qui me rend un peu coupable... une sensation de Déjà vu...
Pour une fois, j'espère vraiment me tromper et ne pas blesser certains qui me lisent, mais j'ai la soudaine sensation que toute cette histoire de la grippe A H1N1 tient du même scandale médiatique du fameux Bug de l'an 2000 pour ceux qui s'en rappellent... celui-là même qui était censé nous apporter chaos et destruction... zut, même les armées s'étaient parées à toute éventualité !
Je sais pertinemment que les médias peuvent à eux seuls faire monter en flèche et descendre des hommes politiques, des gouvernements, manipuler l'opinion publique, fomenter des complots, des guerres, même accidentellement, provoquer et même taire des révolutions, des génocides, des guerres, des paniques, des crises économiques, mousser des événements autrement banals... donner accès à la célébrité aux pires d’entre nous…
et j’en passe…
À une époque, appartenant au gouvernement du Terrible (Bush), ils nous ont fait gober le récit des Rumsfeld et Cheney... et nous ont fait envahir deux pays autonomes...
Ils nous ont même fait gober leur "axe du mal" !
L’ Histoire nous dit même que les Croisades ont été causées par une rumeur mensongère prétendant que les Musulmans massacraient les Chrétiens !
Toute première bourde médiatique ?
Et si la H1N1 n'était pas plus terrible que les autres version de l'Infuenza (qui, soit dit en passant, apporte son lot de milliers de morts chaque année) ?
En Europe, la panique est beaucoup moindre, même dans les systèmes de Santé...
En Afrique, pour sûr qu'ils ont d'autres chats à fouetter...
Dans l'hémisphère sud qui vient d'entrer en été et a passé l'hiver, on a pas de rapport aussi catastrophique...

Alors... je me et vous le demande ?
Panique médiatique ou véritable catastrophe ?



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Fist off, I want to offer my most sincere condoleances to anyone who suffered the loss of a dearly beloved who died of an affliction of any sort of Influenza.
*
This said, oddly enough, I have this eerie sensation that makes me feel a bit guilty… a Déjà vu sensation…
For once, I hope I’m wrong and that I won’t hurt any of you but I’m under this suspicion that all this buzz about the A H1N1 virus takes a lot after the false media scandal of the famous Y2K bug that was supposed to bring us total chaos and destruction… Geeeez even the armies got all bulked up and ready to defend !
I know very well that just by themselves, the medias can provoke the rising and falling of politicians, governments, manipulate public opinion, instigate or even hide revolutions, genocides, wars (and that even by accident), create panics, economic crisis, make an event of an ordinary thing… grant access to stardom to the very worst of us… and then some.
At one point, being closely linked to a certain Terrible (Bush) government, they led us to strongly believe the storytelling of Rumsfeld and Cheney… and pushed us to invade two sovereign countries…
Even made us believe in the “axis of evil”!
History even tells us that the Crusaders went to war because of a lying rumor saying the Muslims were slaughtering Christians!
Very first media hoax?
What if the H1N1 virus was not more terrible then ordinary influenza (which by the way brings thousands of deaths every year)?
In Europe, the panic is far less important, even in the health care system…
In Africa, they have other things to worry about…
In the southern Hemisphere, where they just entered summer, there aren’t any report of catastrophic proportions…

So, I’m asking…
Media frenzy or real human drama ?